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Opinion de M. Robert Gaulin en réponse aux questions qui se posent actuellement des retraité(e)s sur la Caisse de dépôt

 

La Caisse de dépôt

 

1. La CSQ ne siège pas à la Caisse de dépôt. Il fut un temps où la FTQ et la CSN y étaient, mais je pense qu'il y a eu des changements dans la composition du conseil d'administration de la Caisse lors de la dernière réforme...Tu trouveras sans doute la composition et les noms des membres du CA sur le site de la Caisse. Le conseil d'administration est composé en partie des déposants ; donc, un siège pour la Carra et c'est la P.D.G. qui y est nommée par la loi ; un siège pour la RRQ, la CSST, et ainsi de suite.

 

2. La plupart des organismes qui déposent à la Caisse ont leur propre comité de placements et leur propre politique de placements. Ce sont ces comités de placement, par exemple le comité de placement du RREGOP, qui convient avec la Caisse de la répartition des placements par catégorie d'actifs. A titre d'exemple, on peut vouloir 40 % en obligations, 10 % en actions américaines, 10 % en actions étrangères. 20 % en actions canadiennes, et un petit pourcentage en placement plus risqué....Des représentants des syndiqués siègent au comité de placement du RREGOP ; il y a sans doute quelqu'un de la CSQ.

 

3. Est-ce que l'avenir de la caisse est à risque et faut-il s'inquiéter pour notre retraite ?  Je ne pense pas. Pourquoi ?

 

A. Ce n'est pas la première crise économique que nous traversons et il y aura d'autres cycles de hausses et de baisses. Ces trois dernières années, la Caisse a fait des rendements exceptionnels avec des taux de 10, 13 et près de 15 %. En moyenne,  depuis la création de la caisse en 1966, le rendement moyen pour toute la période doit environner 8%...Quand on provisionne une caisse de retraite, on travaille sur le long terme et avec des moyennes.

 

B. En plus, on pondère sur une période de cinq ans (ce qu'on appelle la méthode de lissage) les gains et les pertes, le rendement positif et le rendement négatif. Lors de la dernière analyse actuarielle, on a abondamment parlé du surplus de 6 milliards. Il faut se rappeler que c'était un surplus pondéré, ce qui laissait une marge positive, le surplus comptable étant plus de l'ordre de 9 milliards que de 6.

 

C. J'évalue que la Caisse devrait perdre entre 15 et 20 % cette année. Je n'ai aucune information pour établir cela. C'est du pif...Si cela devait continuer pendant deux ou trois ans, il y aurait des problèmes de financement, c'est-à-dire de taux de cotisations. Il n'y avait pas de déficit pour le service passé ; le service futur, c'est-à-dire les années 2009, 2010, et ainsi de suite pourraient coûter trop cher, s'il n'y a pas de rendement à la Caisse. S'il fallait au pire d'une situation catastrophique qui dure que les salariés actuels doivent payer des taux de cotisations beaucoup plus élevées que le 8,19 % actuel, cela entraînerait sans doute des discussions et des envies de revoir les bénéfices actuels du régime, mais cela ne viserait que les années futures....

 

D. Nos pensions ne sont pas à risque et la RRQ vient de déterminer que le taux d'indexation pour l'an prochain serait de 2,5 %. Notre régime de retraite est couvert par la loi. Pour en modifier les conditions actuelles, il faudrait procéder par loi spéciale ou par modifications législatives. Cela serait difficile à justifier pour un gouvernement qui dépense et baisse les impôts... et le parlement ne siégera pas avant les Fêtes.

 

Pour le RREGOP, il y a suffisamment d'argent à la Caisse pour satisfaire au paiement du 50 % des rentes des retraités, qui proviennent de la Caisse. Pour la part du gouvernement, c'est prévu au budget, c'est une obligation légale et Mme Forget dit qu'elle n'a pas de problème.

 

Même chose pour les vieux régimes. S'il y avait des difficultés budgétaires, le gouvernement ferait un déficit avant de couper les rentes de retraite, les rentes des assistés sociaux, les salaires, les subventions et que sais-je ? Il serait surprenant que le gouvernement ose cibler les retraités du secteur public, comme seule cible pour régler ses problèmes. Il faut se rappeler qu'en 1982, ce sont les travailleurs et leurs syndicats qui ont été attaqués par les lois spéciales, qui indirectement ont modifié les bénéfices futurs des régimes de retraite. Les retraités du temps n'ont pas été touchés autrement que les autres citoyens.

 

 

Je pense qu'on peut dormir en paix et profiter pleinement de notre retraite et continuer la lutte pour l'indexation, même si le contexte nous privera de certains arguments.

 

 

J'espère t'avoir donné quelques éléments pour rassurer les membres inquiets.

 

Texte reçu par courriel, le 29 novembre 2008.

 

 

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